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Quel monde pour demain ?

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J’entends beaucoup de personne pousser un “coup de gueule”, à la façon de Martin Niemöller. Cela donne :

Quand ils nous ont dit : La loi du 31 juillet 1991 instaure la maîtrise des dépenses hospitalières, je n’ai rien dit, je n’étais pas économiste.
Quand Claude Evin a parlé d’hôpital-entreprise à la fin des années 80, je n’ai rien dit, je n’étais pas entrepreneur.
Quand les gouvernants ont mis en œuvre la gestion-comptable en 90, pour les hôpitaux, je n’ai rien dit, je n’étais pas dirigeant.
Quand Nicolas Sarkozy et Roselyne Bachelot ont mis en œuvre la loi H.P.S.T qui a donné le pouvoir au « patron » de l’hôpital – le directeur – et rendu l’administration toute-puissante, je n’ai rien dit, je n’étais pas administratif.
Quand la gestion bureaucratique s’est mise en place, je n’ai rien dit, je n’étais pas gestionnaire.
Quand François Hollande et Marisol Touraine, ont supprimé 17500 sites de santé et supprimé 17500 lits, je n’ai rien dit, je n’étais pas comptable.
Quand quelque trois milliards d’euros d’économies furent prévues, dont 860 millions issus de la “maîtrise de la masse salariale”, c’est à dire la suppression de 22.000 postes, soit 2% des effectifs, je n’ai rien dit, je n’étais pas fonctionnaire.
Quand Emmanuel Macron et Agnès Buzin ont supprimé en 3 ans 4172 lits dans 3000 services de santé publique, je n’ai rien dit, je n’étais pas hospitalisé. Mais quand  le Covid 19, est arrivé, qu’il nous est tombé dessus  :

  • Il n’y avait plus assez de lits pour les hospitalisations, plus assez de places en réanimation,
  • Il n’y avait plus assez de soignants pour nous soigner,
  • Il n’y avait pas assez de matériel pour protéger les soignants

De cette crise, il peut en sortir le meilleur comme le pire.
Le pire serait de continuer comme avant : l’austérité budgétaire, la compétition de tous contre tous, la pauvreté et la précarité grandissante, l’insécurité, le renoncement à nos libertés fondamentales, l’acceptation d’une surveillance accrue et généralisée, le replis sur soi… Cet horizon se dessine déjà.

Ou, le meilleur, une société solidaire, fraternelle, consciente, avec la mise en place de services de l’État modernisés, solides, d’une nouvelle démocratie, d’une coopération humaine à l’image des coopérations que l’on trouve dans la nature et qui régissent 90% des relations inter espèces, d’un nouvel idéal humain en harmonie avec le vivant…

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