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Communiquer, une affaire de femme.


Aujourd'hui, si on devait simplifier la recette de ce qu'on nomme communément la réussite - entreprendre, s'enrichir - cela se réduirait à peu de chose : savoir dépenser, être persévérant, voire tenace, prendre soin de son image.
Dans ce domaine, et malgré les volontés politiques affichées, hommes et femmes ne partent pas sur un pied d'égalité. Les femmes devront fournir beaucoup plus de talent, de connaissances, de compétences et de travail pour prétendre à cette réussite. Et parfois même user de ses charmes. Si bien qu'une femme ne pourra s'estimer à peu près "tranquille" de ce point de vue, libérée des ardeurs masculines, qu'arrivée à la cinquantaine.

A 50 ans, elle possède le meilleur de ce qu'elle puisse offrir au monde : son expérience, son amour, son pragmatisme. Toutes ces vertus arrachées à la vie donnent à ces actions un relief, fait de creux, de bosses et de profondeurs émotives. Une surface érodée par les eaux, les vents des déserts, les observations silencieuses. 50 ans, c'est l'âge à partir duquel tous les hommes sont des enfants pour elle. C'est l'âge où aucun ne l'impressionne plus, même riches et influents.

Tandis que les hommes nourrissent leurs intellect - et/ou leurs bourses - la femme nourrit également son coeur. Eduquée à chercher l'amour au travers d'un prince charmant, préparée à s'occuper du foyer et des enfants, convaincue du bien fondé de soutenir les ambitions de son mari ou de ses amis/collègues masculins, travaillant dans l'ombre, et depuis toujours, à l'intérêt général, la femme est la communicante absolue. Comme à son habitude, l'homme, dans ce domaine, n'aura fait que s'emparer de son savoir.

Bien communiquer, c'est avant tout savoir se taire. Se taire, c'est réfléchir à ce que l'on va dire. Les réseaux sociaux ont, pendant plus d'une décennie, incités à la cacophonie. A tel point que se prêter à ce jeu revient à faire du "gavage" pour complaire aux algorythme, à parler de n'importe quoi, au détriment de l'utile et de la qualité. Ils sont la version numérique des lieux, devant les églises, que l'on appelait "les caquetoirs". On s'y échangeait des nouvelles. Néanmoins, dans ces caquetoirs, était plébiscité ceux qui portaient une information de qualité, c'est à dire une information permettant d'exister socialement et émotionnellement.

La communication, une carapace pour l'entreprise.


Les communicants n'ont pas besoin de parler d'eux-même. Ils savent que, immanquablement, la discussion finira par les concerner. C'est une loi de l'humanité. Vous avez l'impression de vivre discrètement ? De fréquenter peu de monde ? De faire votre petit "bonhomme de chemin" ? D'être comme un poisson de vase ? Ou un crustacé de rivage qui aime se cacher dans les trous ? Et bien vous serez surpris un jour de découvrir, comme tout un chacun que, oui, vous aussi, vous avez une "réputation".

Il aura suffit qu'on vous aperçoive une seule fois pour que l'on parle de vous. Alors, autant sculpter votre image. Vous y avez d'autant plus d'intérêt si vous conduisez une entreprise. Une bonne communication ne vous amènera peut être pas des cars de clients, mais elle vous permettra de ne pas les faire fuir. Un regard extérieur est indispensable dans ce domaine.